Un film sur la famille pour exorciser un accident fatal

par Caroline Gebhard - Un jeune artiste a réuni une équipe internationale pour donner corps à un moyen métrage inspiré par la perte d’une amie, il y a 18 mois.

Décembre 2013. Un accident de la route emporte une jeune fille de 17 ans entre Senarclens et Cossonay. Toute une région est frappée par le deuil. Pour exorciser la perte de cette amie d’enfance, Aidan Buechi, jeune artiste de 20 ans, se met à coucher sur le papier la trame de ce qui deviendra, 18 mois plus tard, un moyen métrage intitulé «Purgatorium». Le tournage s’est achevé la semaine dernière dans la région de Cossonay.

Dans ce film, le deuil est un outil pour explorer le thème de la famille. L’histoire s’articule autour de Brigid, une mère de famille qui a perdu sa fille de 17 ans et qui se met à douter de tout ce qui fait l’essence de son existence. Ce personnage est campé par Melano Sokhadze, une artiste géorgienne installée à Lausanne, coécrivaine et coréalisatrice du projet. Sans elle, le film n’aurait jamais vu le jour: c’est à Melano, en effet, qu’Aidan a présenté sa première ébauche, l’été dernier. «On a commencé à donner corps à la trame de l’histoire il y a un an et on a vogué ensemble sur cette coécriture», raconte le jeune homme. Ensemble, ils se sont entourés d’un team issu des quatre coins du monde pour mener à bien le tournage.

Composée de plusieurs professionnels, dont Burak Oguz Saguner, résident australien qui affiche quinze ans d’expérience cinématographique au compteur, l’équipe avait douze jours pour tout mettre en boîte. Le résultat de son travail sera présenté en Suisse et en Australie d’ici à la fin de l’année. 

Financement participatif et bénévolat 
Pour couvrir les frais de tournage, Aidan et Melano ont misé sur le financement participatif via une levée de fonds effectuée au travers de Trinitas Films, l'association qu'ils ont créée. Ils ont aussi pu compter sur le bénévolat de membres de l'équipe. Chef opérateur, Burak Oguz Saguner est venu d'Australie sans demander de rémunération. «Je pense que la base de cette histoire est universelle. Il était important de la relater», confie-t-il pour expliquer son engagement.

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